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Le populisme en marche

Challengesjeudi 12 janvier 2017
Magasin de Veracruz mis à sac. Au Mexique, dans un climat électrisé par la campagne pour la présidentielle, tout est prétexte à manifestations et pillages.
Ilse Huesca/AFP
RIEN NE VA PLUS AU MEXIQUE, deuxième économie d’Amérique latine. En libérant le prix de l’essence qui a aussitôt bondi de 20 %, le président Enrique Pena Nieto a déclenché une vague de manifestations (attaques de stations-service, pillages de magasins) dans un pays inquiet des projets du nouveau président américain. Pour stopper l’immigration, Donald Trump veut en effet ériger un mur à la frontière mexicaine et menace de droits de douane prohibitifs les constructeurs automobiles décentralisant leur production au sud du Rio Grande.
Alors que le président Pena Nieto plonge dans les sondages, le populiste Andres Manuel Lopez Obrador, (AMLO) part favori dans la course à la présidentielle. Paradoxe, le discours de ce politicien de gauche, accusant « la mafia au pouvoir » a des relents trumpistes. Candidat de la colère populaire, pourfendeur de l’élite, AMLO promet d’augmenter les pensions, de réduire les salaires des fonctionnaires et de lancer un grand programme d’infrastructures. Ce discours que Trump ne démentirait pas plaît. Seule différence entre eux, l’expérience politique : deux fois candidat à la présidence, AMLO a été maire de Mexico de 2000 à 2005.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir