PRÉSIDENTIELLE 2017/J - 101

Qui dit primaire tardive, dit budgets low cost

Challengesjeudi 12 janvier 2017
LES SEPT CANDIDATS À CETTE PRIMAIRE DE GAUCHE TARDIVE sont un peu à court de temps, mais aussi d’argent ! Seuls les quatre candidats issus du Parti socialiste ont droit à une subvention de 50 000 euros. Les autres (Rugy, Bennahmias, Pinel) ne peuvent compter que sur euxmêmes. Ainsi, François de Rugy mise sur un budget de 30 000 euros. De quoi s’offrir un seul meeting, des affiches, des tracts... Pas plus. Manuel Valls, qui avait déjà créé un réseau de donateurs en 2011 et relancé son association de financement dès janvier 2016, espère recueillir 300 000 euros.
C’est plus que Montebourg qui en est à 210 000 euros, alors qu’il estime ses besoins à 450 000. Benoît Hamon, lui, a levé 100 000 euros. Son meeting parisien lui a déjà coûté plus de 20 000 euros... Vincent Peillon, qui mène une campagne économe, a dû installer son QG dans l’appartement d’un ami. On est loin des moyens déployés par Emmanuel Macron (déjà 4 millions de dons et un emprunt de 8 millions). Loin de la primaire de droite, anticipée de longue date : l’argent coulait à flots. LR avait dû plafonner les dépenses des candidats à 1,5 million d’euros. Mais cette frugalité a un effet : des programmes bricolés avec quelques bénévoles, jamais évalués, là où dans des démocraties parlementaires, les candidats bénéficient du travail de long terme mené par les partis et les fondations.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir