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Challengesjeudi 12 janvier 2017
CONSEIL D’EXPERT
M. Bertrand pour Challenges
La concurrence restant rude, il s’agit de prendre le bon tournant. Les profils confirmés, prisés dans les fonctions commerciales, ont intérêt à se perfectionner dans le numérique et le B to B, en plein essor. « Les experts en marketing digital ont souvent plusieurs pistes de CDI ou de missions pour accompagner des entreprises dans leur transformation numérique », constate Jacques Froissant, PDG du cabinet Altaïde. Et les nouvelles technologies ouvrent des postes stratégiques : « L’intelligence artificielle et l’exploitation de données, en forte croissance, recrutent des experts en top management ». précise-t-il.
« Le marché évolue vers les métiers connectés. Dans l’industrie et le numérique, grands groupes, PME et start-up cherchent leurs chefs de projet et leurs directions commerciales. » FATINE DALLET, directrice de la division ingénieurs du cabinet Michael Page.
Du côté technique, l’IT se confronte à une pénurie de candidats confirmés. « Les entreprises industrielles peinent à trouver des experts dans tous les métiers connectés et les systèmes embarqués, ajoute Fatine Dallet, directrice de la division ingénieurs du cabinet Michael Page. Et les responsables de la maintenance ou de la production sont très recherchés. » Devant les enjeux de l’industrie du futur, les pôles de compétitivité régionaux recrutent des experts en technologies pointues, comme la robotique. Mais aussi « des ingénieurs pluridisciplinaires pour l’intégration systémique de ces technologies, indique Arnaud Bocquillon, fédérateur scientifique du pôle Viameca en Auvergne-Rhône- Alpes, et des ingénieurs aptes à développer de nouveaux services ». Quant à la construction, elle poursuit son redressement, d’où un besoin d’ingénieurs travaux ou études de prix et de thermiciens.
Enfin, les experts gardent l’avantage dans les RH et les fonctions juridiques. En gestion-finances, « les métiers du risque et du contrôle sont très demandés, y compris par les petites structures », souligne Fabien Stut, directeur exécutif du cabinet Hays, et « la banque-assurance reprend ses recrutements sur de nouvelles expertises en lien avec la transition numérique ou réglementaire. » Des opportunités au sein de banques sociales et solidaires ou de mutuelles intéressent des cadres prêts à baisser leurs s prétentions salariales (de 20 % en moyenne), mais ils doivent être « aptes à arbitrer entre le sociétal et l’économique et préparés à la gouvernance des structures de l’ESS », explique Jean- Philippe Teboul, directeur associé du cabinet Orientation durable. Et de préciser que « l’habitat social et les relations sociales recrutent des consultants » et que « nombre d’associations cherchent leurs dirigeants ». M. Bl.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir