Finances privées

Sanofi

Challengesjeudi 12 janvier 2017
Coup dur pour le groupe pharmaceutique dirigé par Olivier Brandicourt : une juge fédérale américaine a annoncé le 5 janvier l’interdiction d’ici 30 jours de la vente de l’anticholestérol Praluent, un de ses blockbusters, aux Etats-Unis.
ACHETER
Malgré l’incertitude qui demeure sur le litige du Praluent aux Etats-Unis, le titre reste très attractif, puisqu’il se paye 13,8 fois les résultats attendus pour 2017, 10 % de moins que les valeurs comparables. Par ailleurs, la croissance de Sanofi devrait rester tirée par les émergents (30 % du chiffre d’affaires) et éventuellement une acquisition importante que le groupe cherche à faire. En outre, un programme de simplification de la structure devrait permettre d’économiser 1,5 milliard d’euros d’ici à 2018. Enfin, le recentrage du groupe sur les activités coeur et un programme de rachat d’actions de 3,5 milliards d’euros devraient améliorer la perception du titre par le marché. Alexandre Ferci, gérant à Actis Asset Management.
VENDRE
Sanofi rencontre de multiples difficultés. La croissance par acquisition a essuyé deux revers majeurs en 2016 face à deux géants américains : Medivation, promis à Pfizer, et Actelion, qui devrait se rapprocher de Johnson & Johnson. De plus, à moins d’un accord, la justice américaine va interdire la vente de l’anti-cholestérol Praluent suite à une plainte d’Amgen sur la violation de deux brevets. Enfin, la remise en cause du système de santé américain par Donald Trump peut avoir des impacts importants pour Sanofi, qui réalise ici près du tiers de son chiffre d’affaires. En attendant une amélioration de la visibilité du groupe, nous vendons au cours actuel.
Aymeric Diday, directeur de la gestion sous mandat à Pergam.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir