Dossier

Un bon appel d’air

Challengesjeudi 12 janvier 2017
CONSEIL D’EXPERT M.
Bertrand pour Challenges
L’insertion professionnelle s’est améliorée. Les prévisions pour 2016 des entreprises du privé semblent s’être concrétisées, soit environ 43000 embauches de jeunes diplômés sur des postes cadres, estimait Pierre Lamblin, directeur des études de l’Apec, en décembre. Presque le niveau atteint avant 2008-2009. L’essor des activités informatiques profite aux jeunes, qui représentent un tiers de leurs recrutements. L’ingénierie et la R&D aussi affichent des intentions fermes d’embauches élevées. Et, comme le souligne Sacha Kalusevic, directeur senior du cabinet Page Personnel, « tous les domaines industriels recrutent à nouveau », dont les énergies renouvelables, l’aéronautique, le ferroviaire, l’automobile, l’optique et l’imagerie.
Et l’innovation industrielle est gourmande en profils passés par des masters spécialisés dans les technologies les plus récentes. En Rhône-Alpes, Magali Rofidal, responsable Talents et Développement du pôle Imaginove, indique que la filière numérique cherche surtout des ingénieurs dans le data, la robotique, l’intelligence artificielle, les objets connectés, la réalité augmentée, le game et l’UX design : « Des métiers qui nécessitent un temps de latence pour devenir visibles et créer un appel d’air ».
Dans la gestion, la comptabilité et les finances, alors que les organisations évoluent vers des modèles inédits, les jeunes ont leur rôle à jouer. Du côté des organismes non lucratifs, comme les fondations, ce sont des compétences dans la collecte de fonds qui sont recherchées. Quant aux fonctions commerciales, affirme Sacha Kalusevic, « peinant à débaucher des profils expérimentés, les entreprises se tournent vers des candidats à fort potentiel sortis du Top-20 des écoles de commerce ou de cursus prestigieux comme Paris- Dauphine, et qui ont ciblé tôt leurs stages ». Quitte à « les former ensuite en interne » ou à « leur proposer une mission en intérim jusqu’à un an ».
En plus d’un anglais courant, la maîtrise d’une autre langue étrangère, dont l’allemand ou le chinois, est de plus en plus demandée. Et la compétence numérique est indispensable. « Les PME classiques se mettent à leur tour à recruter des fonctions marketing pour développer le numérique au-delà de leur site Internet vitrine », indique Jacques Froissant, PDG du cabinet Altaïde. Plus généralement, il recommande aux débutants d’entretenir en permanence « une curiosité à l’égard des transformations en cours, car les métiers évoluent vite ». Maya Blanc
« Après le diplôme, il faut continuer à apprendre. Les jeunes candidats doivent montrer qu’ils assistent à des conférences, lisent des blogs d’experts, suivent des Moocs... » JACQUES FROISSANT, PDG du cabinet Altaïde.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir