PRÉSIDENTIELLE 2017/J - 101

En coulisses

ChallengesNicolas Domenach
Emmanuel Macron (En Marche!) lancera son « appel » aux investitures législatives pendant la primaire de la gauche, d’ici fin janvier.
Pour Jean-Jacques Urvoas, « il faut savoir conduire »
Pour le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, « trois semaines de campagne, c’est court, cela laisse peu de temps à Manuel Valls, car Matignon n’est pas un endroit où l’on se ressource, et où l’on prend du muscle pour devenir candidat. On en perd plutôt. C’est anxiogène ». Mais ce proche de l’ex-Premier ministre n’en reste pas moins confiant, car « il s’agit d’une course où il ne suffit pas d’avoir le permis ni de connaître la carte, il faut savoir conduire. Et ça, Manuel a appris ».
Fasquelle et Retailleau s’affrontent sur le cumul
François Fillon l’assure, et ses principaux conseillers, tel Bruno Retailleau, le patron des sénateurs Les Républicains, le confirment : « Il n’est pas question de revenir sur la loi limitant le cumul des mandats : on se plomberait en commençant par ça! » Nombre d’élus LR, comme le député Daniel Fasquelle, critiquent pourtant « cette mauvaise loi qu’il faut avoir le courage de remettre en cause ».
Borgel rêve de 2,5 millions de votants à la primaire
Du côté du staff de Vincent Peillon, on ne croit pas que la primaire de la gauche mobilise plus d’1 million de votants. Le directeur de campagne d’Arnaud Montebourg, François Kalfon, lui, « croit les sondeurs qui ne s’étaient pas trompés sur... la participation lors du scrutin de la droite », et estime à « plus de 2millions le nombre possible de votants pour la gauche ». Quant à Christophe Borgel, l’organisateur de la primaire de la gauche, il promet de « déboucher le champagne à 2,5 millions ». Même si c’est moins que les 2,7 millions de la primaire de 2011.
« Montebourde » n’a qu’un ennemi... Lui-même
Arnaud Montebourg affecte de ne pas prendre ombrage de la percée de Benoît Hamon, son rival à la primaire. « Nous sommes amis, et avons quitté le gouvernement ensemble. Les choses sérieuses ne débuteront qu’avec les débats radiotélévisés, et je n’ai qu’un seul ennemi... moi-même! » Du côté de Benoît Hamon, on prend garde de ne pas enfoncer « l’ami Arnaud, cet adversaire maladroit, qui s’y était repris à trois fois pour présenter son projet présidentiel et qui a multiplié les gaffes, comme avec Guy Bedos ». On le surnomme juste « Montebourde ».
Manuel Valls ne veut plus « tout casser »
Manuel Valls se moque des journalistes qui auraient voulu que « je casse tout comme en 2011! ». « Si vous permettez, je préfère ne pas faire 5% comme la dernière fois! Je veux passer les 50%. »
Fillon a un souci «d’émetteurs»
L’élu des Hauts-de-France, Gérald Darmanin, membre du conseil stratégique filloniste, est sûr que son champion sera élu « s’il règle son problème d’émetteurs ». « Il a besoin que parlent pour lui des hommes positifs qui incarnent la fibre sociale et arrondissent ses angles. Il y en a deux : Xavier Bertrand et Gérard Larcher. Avec ce dernier, on a vraiment envie d’aller boire un coup. »
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir