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“Ipsen va poursuivre les acquisitions d’innovation”

ChallengesMarc de Garidel, président d’Ipsen.
L’a-t-il fait? En préambule du rapport annuel 2015 du groupe, le président d’Ipsen avait évoqué son « ambition de devenir un leader
dans des indications de niche, comme le traitement des tumeurs neuroendocrines » et de poursuivre sa croissance externe. Cette double promesse est en bonne voie d’être réalisée. Le laboratoire français, fondé en 1929 par Henri Beaufour, a annoncé la plus grosse acquisition de son histoire, le 9 janvier : pour 575 millions de dollars, il met la main sur Onivyde, le produit phare du laboratoire américain Merrimack Pharmaceuticals. Cet achat permet à Ipsen de renforcer son portefeuille dans le traitement des tumeurs neuroendocrines, la maladie qui a emporté Steve Jobs. Un domaine pointu dans lequel Ipsen s’est assuré une forte expertise grâce à son produit vedette, la Somatuline.
Autorisé en 2005, ce médicament est efficace contre les symptômes, et contre les tumeurs elles-mêmes. Approuvé en décembre 2014 aux Etats-Unis, puis en 2015 dans 21 pays d’Europe pour le contrôle des tumeurs, le médicament a assuré 30% de la croissance du chiffre d’affaires du laboratoire en 2015. Loin de ses produits vedettes comme Smecta ou Forlax, Ipsen poursuit ainsi son offensive dans la médecine dite « de spécialité ». L’opération annoncée cette semaine conforte aussi l’internationalisation du groupe français. Piloté depuis juillet par l’Américain David Meek, qui en a pris la direction générale opérationnelle, Ipsen a vu ses ventes presque doubler aux Etats-Unis. D. D.
Site de Dreux. En rachetant le médicament Onivyde, Ipsen accroît son expertise dans les tumeurs.
David Meignan/Ipsen
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir