Actualité international

Erdogan dans l’impasse

Challengesjeudi 12 janvier 2017
Recep Tayyip Erdogan. Le président turc affronte trois oppositions : les Kurdes, Daech et les ennemis de la coalition russo-iraniene prochiite.
Yasin Bulbul/ AP/ SIPA
PAS D’ACCALMIE APRÈS LE MASSACRE DU 1ER JANVIER DANS UN NIGHT-CLUB D’ISTANBUL (39 morts). Cinq jours plus tard, une voiture piégée a fait trois morts à Izmir. Bilan du terrorisme en Turquie depuis l’été 2015 : 400 victimes. Il s’alourdira tant que subsisteront ses trois causes. La première, la répression du mouvement kurde (20% de la population) auquel le président Recep Tayyip Erdogan refuse un Etat autonome. Cette guerre civile ne cessera qu’avec une solution politique. A son arrivée au pouvoir, Erdogan avait engagé un processus de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Vite interrompu. Puis, en décidant, l’été dernier, d’intervenir en Syrie pour éradiquer le PYD, sa branche syrienne, il est entré directement en conflit avec Daech, lequel a revendiqué l’attentat du 1er janvier et mène depuis une guerre dévastatrice sur le sol turc.
Dernière cause, le renversement d’alliance. Ancien champion de l’islam sunnite (97% de la population turque), Erdogan a rejoint une coalition russo-iranienne prochiite au service de Bachar al-Assad, détesté par les sunnites turcs. Ce qu’a rappelé, en décembre, l’assassin sunnite de l’ambassadeur russe à Ankara. Le rêve d’un empire néo-ottoman apaisé ne peut survivre à cette triple crise.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir