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Les lointains héritiers de Tian’anmen

Courrier international—Wu Qiang Publié le 29 décembre 2016 , —Duanchuanmei (The Initium) (extraits) Hong Kong
Alors que le président Xi Jiping resserre son emprise sur le pays, les ferments de la révolte se multiplient en Chine. La mort en détention d’un jeune cadre, diplômé d’une grande université, a semé la colère sur les réseaux sociaux. Comme en 1989, les étudiants se sont mobilisés, mais cette fois uniquement sur Internet.
Le 23 décembre, juste avant Noël, le parquet du district pékinois de Fengtai a rendu sa décision dans l’affaire Lei Yang : les cinq policiers incriminés dans la mort du jeune père de famille [voir encadré] ne seront finalement pas poursuivis. Cette annonce a suscité une tempête de protestations parmi les anciens élèves de l’Université du peuple de Chine [aussi connue sous le nom de Renda], dont Lei Yang était diplômé. La lettre ouverte qu’ils ont adressée à l’institution judiciaire a recueilli près de 1 600 signatures en trois jours. Ils y affirment : “Nous ne sommes pas d’accord [avec cette décision, que] nous n’approuvons et n’acceptons pas !” Plus de 800 anciens élèves de l’université Qinghua [elle aussi située à Pékin] ont également signé une pétition, entraînant dans leur sillage les diplômés d’autres écoles. Un mouvement de protestation sans précédent est ainsi apparu parmi les anciens élèves d’universités de Chine populaire, deux cent trente et un jours après la mort de Lei Yang.
Observons la trajectoire de ce mouvement social : à peine commencé, il s’étendait déjà à un nombre croissant d’anciens diplômés de l’enseignement supérieur, lesquels constituent la quasi-totalité de la classe moyenne émergente. Les relations qu’entretiennent les anciens étudiants sont aujourd’hui très complexes. Ce sont dans les écoles supérieures que sont éduqués les cadres et les talents du Parti communiste chinois (PCC) ; ces établissements ont pour mission de sélectionner et de former les élites dirigeantes. Les universités sont donc des lieux convoités par tous, permettant de grimper dans l’échelle sociale et de se faire des relations. Les meilleurs établissements de Pékin le sont encore plus que les autres, car ils pourvoient traditionnellement en personnel les organismes nationaux ou les grandes entreprises d’État. C’est un creuset pour les élites, indissociable du renouvellement de la classe gouvernante, à tel point que des établissements comme l’université de Pékin [alias Beida] ou l’université Qinghua sont synonymes aux yeux de la plupart des gens de voie royale d’accès au sommet de la pyramide sociale.
La situation était différente entre 1949 à 1989 [une période marquée par la prise du pouvoir du PCC et de multiples mouvements politiques], au cours des quarante années qui ont vu l’ancienne structure de classes sociales être complètement bouleversée. Entrer dans l’armée, être promu cadre, offrait alors les meilleures possibilités d’ascension sociale. Mais, depuis l’entrée dans l’économie de marché, l’enseignement supérieur creuse les inégalités avec, comme le montrent de nombreuses études, de profondes conséquences sur les mentalités et la structure de la société chinoise. Et cela se ressent jusque dans la manière dont les gens jugent aujourd’hui la mobilisation des anciens camarades d’université de Lei Yang.
On considère en effet que des universités comme Beida, Qinghua ou Renda sont des machines à reproduire les liens entre élites de l’appareil politique. C’est ce qui explique les critiques dont a fait l’objet Lei Yang après sa mort de la part de nombreuses personnes, y compris les défenseurs des droits civils de la première heure. Certains sont allés jusqu’à affirmer que Lei Yang ne méritait pas qu’on s’apitoie sur son sort, du moins pas plus que sur celui de simples citoyens comme Xu Chunhe [un paysan de 45 ans abattu par un policier en 2015 dans une gare du Dongbei]. Pour eux, la mobilisation des anciens camarades de promotion de Lei Yang n’est qu’un réflexe d’autopréservation de l’élite. Ces sentiments fielleux sont particulièrement virulents et fréquents, ils répondent au mépris de classe et à la culture du diplôme, largement répandus dans la société.
Par ailleurs, l’Université du peuple se distingue de Beida ou de Qinghua par son histoire. Créée dans les années 1950 sur le modèle des universités soviétiques, dans le droit fil de la politique éducative décidée par le PCC à Yan’an [bastion du Shaanxi où s’était retranchée l’Armée rouge à l’issue de la Longue Marche, en 1935], Renda a été considérée comme la “seconde école des cadres du Parti” à cause de l’importance qu’elle accordait à l’idéologie et à l’économie planifiée.
En raison de son passé particulier, des disciplines enseignées et de la répartition professionnelle de ses diplômés, cette université favorise depuis longtemps une “surcohérence politique” particulière parmi les élites chinoises. Cette expression, employée par le sociologue Pierre Bourdieu à propos des professions intellectuelles en France, s’applique également au modèle cognitif des anciens élèves de Renda, car cette université a la particularité de posséder un modèle d’enseignement indifférencié, proche de l’enseignement général. Les étudiants vivent dans un petit campus (ce qui facilite les contacts) et suivent des cours de sciences sociales et humaines scindés en plusieurs disciplines mais comportant des passerelles. De ce fait, les diplômés de Renda dégagent dans l’ensemble l’image [ethos] d’un pragmatisme de “dilettantes”, bien différente de celle de “professeurs Nimbus” de leurs homologues de Qinghua [université scientifique] ou d’“exaltés” de ceux de Beida [université littéraire], alors que dans leurs discours ils se montrent très respectueux des règles, tels de parfaits bureaucrates. Cette discordance entre l’ethos et le discours les pousse, selon Bourdieu, à toujours tendre vers sur une surcohérence politique, autrement dit à considérer comme politiques tous les problèmes de la vie présentant des incohérences, et à rechercher bien souvent des solutions politiques d’une cohérence parfaite – surtout quand ils sont membres d’une fraction dominée.
Aujourd’hui, alors que les structures des clans politiques traditionnels ou des groupes d’intérêts sont affaiblis par une politique de l’homme fort [référence au président Xi Jinping], et à l’heure de relations de plus en plus tendues entre la vie réelle et la politique, ces individus en “surcohérence politique” risquent fort de s’éveiller à l’occasion d’un événement inattendu. Et comme ils font le lien entre le monde spirituel individuel et l’identité collective, ils peuvent éveiller dans le même temps la communauté – anciens élèves d’une même université, membres d’une même classe sociale ou encore personnes partageant la même échelle de valeurs – et former ainsi une nouvelle force politique.
Ces anciens de Renda, qui sont passés les premiers à l’action, font partie de ces travailleurs indépendants et de ces intellectuels “dominés”, en discordance avec le système, qui sont les plus exposés aux chocs entre la vie et la politique. Pour la plupart diplômés en lettres et sciences humaines, ils se sont spontanément soudés depuis le lancement de la politique de réformes et l’ouverture de l’économie aux règles du marché. Ils jouent un rôle moteur dans le mouvement dont nous parlons, contrairement aux cadres du régime, aux ingénieurs ou aux technocrates [plus intégrés socialement et économiquement]. Outre les inégalités sociales, ils se retrouvent confrontés à des problèmes politiques fondamentaux que sont les droits de l’homme et le respect de la justice.
Les médias sociaux ont rendu possible l’union des générations de diplômés d’avant et d’après 1989.
Une telle approche diffère grandement de l’interprétation sociologique classique. Les intellectuels chinois aiment à reprendre dogmatiquement la théorie de l’“agir communicationnel” de Jürgen Habermas pour juger une action citoyenne sous un angle simplifié et idéalisé. Les aspirations à la justice des anciens de Renda rejoignent les besoins de stabilité et de règles de leur classe – la classe moyenne – et sont comparables à celles des plaignants qui viennent exposer leur cas en haut lieu en comptant sur “l’esprit de justice de mandarins intègres”. À la différence près, cependant, que les anciens de Renda n’ont pas eu encore à se faire une raison après de nombreuses déceptions [qui attendent en général les plaignants d’origine sociale modeste]. Au contraire, les revers les enhardissent : non seulement ils tiennent toujours fermement à la vérité et à la justice, mais doucement et sûrement ils s’assignent des objectifs plus politiques, lancent des campagnes de mobilisation de plus grande envergure et rassemblent des groupes sociaux appartenant à un champ plus vaste.
Dans le courant de sympathie et d’indignation suscité par l’affaire Lei Yang parmi les anciens de Renda, toutes les actions individuelles (relayer des messages, commémorer la mémoire du défunt, signer des pétitions, etc.) se sont inscrites dans un système social relevant de la “surcohérence politique” des anciens élèves de l’Université du peuple et de leurs relations, et ont rapidement débouché sur un mouvement proprement dit. À partir des années 1990, alors que la tendance était à la dépolitisation de l’action, en conséquence des événements du 4 juin 1989 [dans la nuit du 3 au 4 juin, l’armée chinoise a tué plus de 1 000 personnes rassemblées dans un mouvement prodémocratique, place Tian’anmen, à Pékin], les intellectuels ont fait émerger une société civile dont le principal problème est d’arriver à s’enraciner. Ils ont créé des ONG [adaptées de l’étranger] et se sont engagés dans des actions ponctuelles, comme en 2003 lors de l’affaire Sun Zhigang [un jeune diplômé arrêté à Canton, car il ne pouvait pas présenter de certificat de résidence provisoire, et mort en détention après avoir été passé à tabac]. Ces militants, intellectuels, membres d’ONG, défenseurs des droits civils, médias libéraux et acteurs de l’espace public font l’objet d’une répression croissante de la part des autorités et sombrent dans le découragement.
Si un mouvement regroupant des anciens d’une même école autour d’une identité commune a pu naître, c’est parce que la “double contingence” a transformé le capital social que constitue le fait d’être un ancien diplômé de Renda en une structure de société civile. C’est bien différent des rapports habituels entre anciens étudiants fondés sur des cercles de relations, et encore plus de l’identification simple à des clans traditionnels. À l’occasion de ce nouvel incident, des anciens diplômés de Renda ont réussi à s’allier aux avocats encore présents après la campagne contre les défenseurs des droits civils [beaucoup sont en prison]. Les médias sociaux ont rendu possible l’union des générations de diplômés d’avant et d’après 1989, ce qui a permis au mouvement de bénéficier des conseils politiques de la génération de 1989. On peut donc dire que ce mouvement d’anciens diplômés des universités est sous-tendu par des objectifs et une conscience de classe clairs, ainsi que par des attentes plus élevées qu’à l’ordinaire, et qu’il se démarque de ce fait des mouvements précédents (en particulier de celui de défense des droits civils) par l’ampleur de la mobilisation, par sa durée et par son caractère politique.
Comme le souligne la lettre ouverte écrite une semaine après la mort de Lei Yang par des membres de la promotion 1988 de Renda, la mort de Lei Yang n’est pas accidentelle, c’est une tragédie du système, un “acte malveillant perpétré contre un homme ordinaire, pris au hasard, et visant la classe moyenne urbaine”. L’accusation égratigne au passage la centralisation accrue du pouvoir de police et le fait que le caractère populaire du régime est bafoué. Il ne faut donc pas s’étonner que leur lettre ouverte ait tant circulé dans la population et que, dès le début, l’affaire Lei Yang ait été jugée par les plus hautes instances comme une affaire politique présentant un risque de “révolution de couleur” [allusion aux révolutions des pays d’Europe centrale, démon absolu du point de vue du PCC]. Par la suite, une nouvelle lettre ouverte écrite conjointement par des membres des promotions 1977 et 1978 a de nouveau brisé le silence ; l’intervention de ces anciens élèves, qui ont signé de leur vrai nom sur le Net, a beaucoup surpris.
Il convient de prendre au sérieux, comme il se doit, ce mouvement lancé par les anciens diplômés de Renda, en particulier ceux des promos des années 1980, qui en constituent la force principale. La mission historique qu’ils assument correspond tout à fait à leur statut d’élite de la nation.
Leur action les a amenés à se découvrir dans l’épreuve des points communs avec la jeune classe moyenne émergente. Ensemble, ils tentent d’établir la vérité et la justice en suivant les voies juridiques offertes par un État de droit, sur lequel ils comptent pour fixer des règles.
Depuis plus de six mois, le mouvement s’est auto-organisé et intensifié au fil des rebondissements de cette affaire. Ainsi, mi-mai, un appel aux dons a été lancé et, dès le premier jour, 430 000 yuans [environ 59 360 euros] ont été récoltés. Plus de 1 400 anciens élèves ont contribué, pour un montant total final de 1,3 million de yuans [138 000 euros], versés à la famille de Lei Yang pour parer à ses besoins les plus urgents et créer un fonds pour son enfant.
La mobilisation de départ a aussi pris de l’ampleur via un groupe WeChat [principal réseau social chinois]. Une fois les sentiments de sympathie exprimés, les anciens élèves se sont mis à s’interroger sur la justice rendue. Lors de la commémoration organisée le 24 juin, quarante-neuf jours après la mort de Lei Yang, de nombreux poèmes, chants, textes en prose et commentaires ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux des anciens élèves. Pour une meilleure organisation, ils ont été réunis en recueils selon les années des promos. De nombreux volontaires se sont proposés et ont formé plusieurs groupes chargés de différentes fonctions, ce qui a prouvé la capacité des anciens élèves à s’organiser et à passer à l’action. Le 17 août, le centième jour après le décès [marquant la fin de la période de deuil], le caractère de classe du mouvement s’est davantage affirmé. Vers cette date, de nombreux articles ont commencé à aborder sérieusement, à travers l’affaire Lei Yang, la question du sort de la classe moyenne aujourd’hui en Chine. Ce faisant, l’élite que constituent les anciens élèves de Renda a rejoint les préoccupations de toute la classe moyenne.
Le mouvement semble avoir porté ses premiers fruits, comme le montrent aussi bien le discours de Xi Jinping sur la nécessité de “bien traiter les moyens revenus” [lors d’une conférence tenue en mai 2016] que la révision des règlements concernant les interventions policières décidée peu après. Tout en demandant que justice soit faite dans la mort de Lei Yang, les anciens élèves ont réussi à exprimer les inquiétudes générales de la classe moyenne. Ils ont ainsi défini eux-mêmes le caractère de classe de leur mouvement, en prenant la succession du mouvement des défenseurs des droits civils lancé en 2003. La classe moyenne ne se pose plus comme porte-parole et assistante des classes les plus défavorisées, mais commence à s’engager à visage découvert. Après quatre mois relativement calmes, la décision prise le 23 décembre par le parquet du district de Fengtai de ne pas poursuivre les policiers a relancé le mouvement de protestation et conduit à la création d’une alliance entre les anciens élèves de Renda et ceux d’autres établissements supérieurs. On voit donc que la classe moyenne émergente est désormais présente sur la scène politique chinoise via des mouvements sociaux. Il s’agit là d’une première depuis 1989 !
La classe moyenne ne se pose plus comme porte-parole des plus démunis, mais s’engage à visage découvert.
Malheureusement, alors que cette campagne de recueil de signatures, forte de plus de 2 000 noms, se poursuivait et s’étendait vers les anciens élèves d’autres universités, la famille de Lei Yang a annoncé le 28 décembre dans la soirée qu’elle renonçait à faire appel. Les énormes pressions exercées par les autorités ont eu raison de sa détermination [la famille a reçu une indemnisation financière d’un montant exceptionnel, voir encadré]. Ce mouvement, qui semblait porteur d’espoirs sans fin, a donc été stoppé net par un revirement inattendu. Cependant, après l’affaire Lei Yang et le mouvement de soutien de ses anciens camarades d’université, tous les changements semblent possibles, y compris celui du paysage politique actuel.
SOURCE
DUANCHUANMEI (THE INITIUM) Hong Kong, Chine theinitium.com
Ce nouveau site d’information a été créé en août 2015, par des Chinois du continent ayant longtemps séjourné à l’étranger et désireux de fonder un site d’information indépendant. Installé à Hong Kong afin de ne pas subir la censure chinoise, Duanchuanmei met l’accent sur l’enquête et le datajournalisme. Le texte que nous proposons ici a été rédigé par Wu Qiang, docteur en sciences politiques et chercheur spécialisé dans les mouvements sociaux à l’université de Duisburg-Essen, en Allemagne.
En bref
L’AFFAIRE LEI YANG 7 mai 2016 — Vers 21 heures, Lei Yang, un père de famille de 29 ans, quitte son domicile de Pékin. Plus tard dans la soirée, ce jeune cadre associatif doit aller chercher sa famille à l’aéroport. Selon la version officielle, il est interpellé par cinq policiers à 21 h 14, alors qu’il sort d’un salon de massage. À 21 h 34, il est emmené à bord d’un véhicule de police. À 22 h 55, il meurt d’une crise cardiaque.
8 mai — À 1 heure du matin, la famille de Lei apprend sa mort par un coup de fil de la police.
9 mai — Les camarades de Lei s’indignent sur Internet.
11 mai — La chaîne de télévision centrale CCTV relaie la version de la police. Mais la supposée masseuse de Lei, interviewée, donne une description inexacte du jeune homme. Sur Internet, les camarades de Lei réclament une enquête sur les circonstances de sa mort.
12 mai — Une pétition circule sur le web, signée par les camarades de Lei.
13 mai — Autopsie de Lei. 1er juin — Le parquet de Pékin annonce l’ouverture d’une enquête.
30 juin — Le résultat de l’autopsie est transmis à la famille de Lei, mais non aux médias. 23 décembre — Le parquet abandonne les poursuites.
28 décembre — La famille de Lei renonce à faire appel et accepte une indemnisation record de la part de l’État – 5,7 millions d’euros, selon le quotidien hongkongais Ming Pao.
TEMPÊTE SUR INTERNET
“L’issue qu’a connue l’affaire Lei Yang a définitivement ruiné le peu de crédibilité qui restait au pouvoir ainsi que les derniers espoirs, voire les illusions, qu’entretenaient les honnêtes gens”, a réagi Cai Xia, professeure à l’École centrale du Parti. Son commentaire – courageux – a été rapidement effacé de la plateforme de microblogging Weibo, mais a été reposté par de nombreux internautes et cité par le site dissident China Digital Times, installé aux États-Unis. À son instar, c’est en ligne que les étudiants et l’opinion publique chinois se sont mobilisés pour dénoncer l’abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort de Lei Yang. Chen Youxi, célèbre avocat représentant la famille de Lei Yang, s’est félicité du montant de l’indemnisation finalement versée, estimant que cela inciterait la police à se montrer plus prudente à l’avenir. Mais sa déclaration a été raillée par les internautes. Pour Wang Wusi, l’un des chroniqueurs indépendants les plus respectés du pays, l’issue de l’affaire n’a permis en rien de faire évoluer la société chinoise. Les parents de Lei ont perdu leur fils et reçu une énorme somme d’argent, mais “la nouvelle année va arriver et la vie ne deviendra pas meilleure”, prédit-il sur la plateforme Weixin.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir