AMÉRIQUES

Cuba. Les faces cachées de Santiago

Courrier international—Abraham Jiménez Enoa Publié le 14 novembre 2016 , —El Estornudo (extraits) La Havane
Dans la ville de la révolution, loin des beaux quartiers néocoloniaux, tout un petit peuple s’agite pour survivre, trouver de l’eau, un petit boulot, et sombre parfois dans un mauvais alcool.
. L’eau se vend dans les rues. . Des mafuqueros, buveurs de mafuco, du méthanol aromatisé au citron ou à l’orange.
PHOTOS D’ABRAHAM JIMÉNEZ ENOA
Santiago de Cuba est comme un grand saladier, un cratère au milieu d’une forêt. Les montagnes qui l’entourent lui donnent un air de Colisée romain lorsqu’on le regarde d’en haut. C’est une ville mouvante, de presque 500 000 habitants, avec une activité sismique constante, largement ouverte sur la mer des Caraïbes.
Fondé en 1515 par le conquistador espagnol Diego Velázquez, Santiago a été la première capitale de Cuba, une ville humide, chaude, sonore. Et probablement la seule du pays où l’histoire n’est pas un vieux parchemin.
Aujourd’hui les taxis sont des motos et les avenues ressemblent aux galeries d’une fourmilière éventrée. Les maniseros [vendeurs de cacahuètes] font l’article dans les rues en tapant avec une baguette en bois ou en zinc sur leur boîte métallique tapissée de charbon brûlant pour garder les arachides au chaud. On entend ce tintamarre partout et à toute heure du jour et de la nuit.
Santiago, surnommé “la Tierra caliente” [la terre chaude], est la terre de la conga, de la danse de masse. C’est ici que les tambours et la corneta china [petite trompette d’origine chinoise] sonnent le mieux et que les femmes ont le plus beau déhanché. Ses quartiers s’affrontent à coups de chansons et de défilés de danseurs dans les rues, comme si toute la ville était une gigantesque piste de danse. C’est un tsunami qui emporte tout sur son passage et qui carbure à l’alcool en quantités industrielles.
La grave sécheresse qui sévit dans l’archipel est encore plus torride ici qu’ailleurs. L’eau, acheminée depuis les barrages par l’aqueduc municipal, arrive dans les maisons tous les quinze à vingt jours. Le chaos règne. On sent dans les rues une fébrilité, une lutte constante pour remplir un bidon, une bonbonne ou quelques bouteilles. Pour couronner le tout, le Guaos, la rivière qui traverse une partie de la ville, est un cloaque verdâtre et puant. Les gens ne peuvent plus y puiser l’eau. Le Guaos, qui a longtemps permis aux habitants de Santiago de rester en vie, est aujourd’hui une poubelle. Les déchets de la Textilera (siège de l’industrie textile dans la province) et des abattoirs ont fini de le polluer. Et depuis quelques années des bidonvilles insalubres ont surgi dans le secteur, formant de petits villages flottants qui utilisent la rivière comme vide-ordures et comme W.-C., dont leurs maisons en carton et en bois pourri sont dépourvues.
La sécheresse et le manque d’eau ont généré un commerce fructueux pour les quelques personnes qui ont eu la chance d’être bénies par Mère Nature.
Les gens affluent de partout, en voiture, en camion, avec des charrettes transportant trois ou quatre barils de cinquante litres, à pied ou à vélo, chargés de bidons et de bouteilles. Ils gardent l’eau pour eux ou la revendent dans les quartiers les plus éloignés ou à ceux qui n’ont pas le temps de venir se ravitailler chaque jour.
Par conséquent, si La Havane est la ville des carretilleros, les vendeurs ambulants de fruits et légumes, Santiago est celle des agueros, les vendeurs d’eau qui parcourent les rues avec des carrioles remplies de n’importe quels récipients pouvant contenir de l’eau. “À 2 pesos cubains le bidon, j’en fais presque cadeau”, dit Francisco, propriétaire du puits le plus célèbre de la ville, qui s’est abrité du soleil de midi sous le pont Marimón, au bout de l’avenue des Amériques. “Après les gens revendent le même bidon 1 CUC [peso cubainconvertible, qui équivaut à 24 pesos cubains]. Pour laver une voiture, je prends 60 pesos.” Francisco a la peau très noire et ses dents sont un puzzle auquel il manque des pièces en bas et en haut. Quand il ouvre la bouche, on croirait que ses molaires vont se déchausser. “L’État voulait que je donne l’eau gratuitement mais j’ai refusé, expliquet- il en regardant vers le fond de son puits de quatre mètres. J’ai dit que c’était mon commerce. Rien que pour la pompe qui sert à remonter l’eau, j’ai entre 600 et 700 pesos [27 à 31 euros] d’électricité à payer chaque mois.”
Santiago est la ville des agueros, les vendeurs d’eau qui parcourent les rues.
Le quartier de Nuevo Vista Alegre [dans le nord-ouest de la ville] est le premier qui a été construit dans la province après le triomphe de la révolution, en 1959 [remplaçant un ancien bidonville]. Il est plat, sans personnalité, sans grands bâtiments. La poussière des rues s’incruste sur les vêtements, sur la peau et sur les murs des maisons jadis recouvertes de peinture. Ce qui caractérise Nuevo Vista Alegre, c’est le bruit. Il ne s’arrête jamais. Sur la 40e Avenue passent d’énormes camions semi-remorques chargés de marchandises.
Nuevo Vista Alegre est l’autre face de Vista Alegre, un quartier bourgeois néocolonial situé quasiment au centre de la ville. On y trouve des grandes demeures avec un patio et un silence sépulcral uniquement rompu par le bruit du vent dans les feuilles des arbres. Les rues et les trottoirs sont goudronnés. Avant 1959, le dictateur Fulgencio Batista y avait une résidence secondaire. “Le président Raúl Castro a choisi de prendre sa retraite ici en 2018”, explique Alberto Alfonso Valdés, qui supervise un chantier sous le soleil de ce mois de juillet 2016. “Alors le Parti nous a demandé de nous mettre à l’ouvrage dès maintenant pour que tout soit prêt.” Donc, si tout se passe comme prévu, Raúl Castro [qui a succédé à son frère Fidel en 2008] n’ira pas se reposer dans le quartier délabré érigé par la Révolution, mais dans le quartier bourgeois où villégiaturait le tyran Batista, que son frère et lui ont renversé.
Repères
Les Santiagueros boivent à toute heure du jour et de la nuit. Que le soleil brille ou pas, que ce soit un jour de carnaval ou un jour ordinaire, qu’ils aient remporté le championnat de base-ball ou soient en train d’attendre un autobus, les Santiagueros boivent et boivent encore. Ils n’ont aucune heure pour s’arrêter ni aucune raison de le faire. Bien que les bars d’État (et bar d’État égale bar miteux) soient pleins à craquer et qu’on y trouve du rhum Havana Club, Santiago ou Legendario pour les aristos et du Bartolomé de la Isla, Don Diego, Castillo et Rafino pour le bas peuple, un rival inattendu est apparu sur le marché : le mafuco. Le mafuco est une boisson qui a été inventée à Nuevo Vista Alegre. Il a un goût infect, à vomir. Il brûle la gorge et tout le tube digestif sur son passage. On pourrait s’en servir comme insecticide ou comme bombes lacrymogènes.
Imbibés. Mais cela n’empêche pas les gens d’en boire. “Et de plus en plus, dit Mary, l’une des principales fournisseuses de mafuco de Nuevo Vista Alegre. J’en vends dès que je me lève et jusqu’à ce que je me couche.” Mary a 53 ans, elle est métisse et obèse. Elle a bon caractère mais veille jalousement sur son entreprise. Elle refuse que je fasse des photos d’elle et de la distillation de l’alcool qui sert de base au mafuco. Parce que Mary n’a pas l’autorisation de faire ce qu’elle fait, et qu’elle sait que ce qu’elle vend est de la dynamite pure qui détruit le foie de ses voisins déjà imbibé d’alcool.
Pour faire du mafuco, il faut acheter l’alcool de bois (méthanol) que l’État vend aux familles qui n’ont pas le gaz chez eux. Après la distillation, “il faut filtrer le liquide pour faire partir l’odeur de kérosène et le couper en ajoutant un oeuf battu, explique Mary. Ensuite je le laisse reposer un moment, puis je le passe et c’est prêt.” L’une des trois pièces de sa maison est pleine de bidons en plastique remplis de cet alcool.
Les Santiagueros boivent à toute heure du jour et de la nuit.
C’est là que Mary et sa famille préparent les bouteilles et les tasses de cette boisson incendiaire. “C’est un extrait, comme le sirop pur qu’on met dans les boissons, poursuit-elle. Après j’ai ma petite recette : je mélange une tasse de cet alcool, du citron, de l’orange, une poire-melon, et ça donne le célèbre mafuco.”
Le mafuco est si mauvais qu’on ne peut pas en boire une bouteille entière. On l’achète plutôt à la tasse ou à la gorgée. La tasse vaut 5 pesos et la gorgée 1 peso. “Comme tous ceux qui en achètent sont des alcooliques et qu’ils ont rarement assez d’argent pour prendre une bouteille, je marque les tasses par gorgées, précise Mary. Ça fait moins de travail et, après tout, ce sont mes clients.” Lorsque Mary ouvre la porte de sa maison à 8 heures du matin, quelques mafuqueros [buveurs de mafuco] rôdent déjà dans le coin, attendant de pouvoir se réveiller l’estomac avec la première gorgée. Le nombre de clients augmente au fil de la journée. “Ils sont tout un groupe, dit Angelina Rodríguez, une habitante de Nuevo Vista Alegre. Aucun ne vit dans le quartier mais ils passent toute la journée ici à boire.”
Angelina est cuisinière à l’université de Santiago de Cuba. Elle est assise sur une chaise en plastique qu’elle a installée devant chez elle pour prendre le frais. “Les mafuqueros ne mangent rien de la journée, poursuit-elle. Nous leur donnons parfois quelque chose pour qu’ils se calent l’estomac. On les voit souvent s’évanouir dans la rue ou en pleine crise d’hypoglycémie. Beaucoup sont morts de cirrhose du foie ou parce qu’ils étaient tellement soûls qu’ils n’ont pas vu les camions qui empruntent l’avenue et se sont fait écraser.”
La plupart de ces ivrognes vivent ou trouvent de quoi gagner leur vie dans la décharge municipale, où terminent toutes les ordures de la ville. Ils récupèrent des déchets et en tirent quelques pesos en les vendant comme matière première. Les habitants du quartier les houspillent autant qu’ils peuvent. Ils les ont tous affublés d’un sobriquet, il n’y en a aucun qu’ils appellent par son vrai nom.
Comme un syndicat. Wisin, qui est borgne, revient tout juste de la décharge avec un peu d’argent à dépenser pour boire. Un habitant sort de chez lui et jette des têtes de poissons sur le trottoir pour les chats errants. Wisin, qui l’a vu faire, attend que le voisin ait tourné les talons, pose sa tasse, sort un sac en plastique de l’une des poches arrière de son pantalon et ramasse les têtes. “Je vais pouvoir me faire une bonne petite soupe avec ça”, dit-il.
El Come-Almendras [le Mangeamandes] est le seul qui ne parle à personne. Les autres mafuqueros se réunissent en groupes, sous les arbres, comme un syndicat. El Come-Almendras, qui se nourrit uniquement d’amandes et de mangues, a un oeil au beurre noir. C’est El Ballena [le Baleine] qui l’a frappé. Pour l’instant, El Ballena est assis, la tête enfouie dans les avant-bras. Beaucoup préfèrent le voir dans cet état, inconscient et abruti, mais ils savent que cela ne durera pas longtemps. Quand El Ballena boit, il se transforme, devient insupportable et irrespectueux. Tout le contraire du Ballena sobre. “C’est le plus querelleur de tous, dit Norberto Burgos, un habitant du quartier. Boire lui donne envie de se battre. C’est parce qu’il a été boxeur.”
El Ballena n’a plus de dents et porte un vieux maillot du Barça au nom de Guardiola troué de partout. “On m’appelait la panthère noire, raconte-t-il. J’ai d’abord boxé en amateur puis je suis devenu boxeur professionnel au Mexique.” Il me montre les deux chèques de sa pension de retraite mensuelle.
Tamayito aussi a été boxeur, et c’est le seul qui tienne tête à El Ballena. À 16 ans, Tamayito a été champion de Cuba dans la catégorie des moins de 54 kilos et a rejoint l’équipe nationale quelques années plus tard. Mais il n’a pas fait long feu dans la boxe professionnelle parce que la seule fois où il a quitté le pays, pour aller en Hongrie en 1987, il a affronté un boxeur tchèque et lorsqu’il a vu que sa défaite était inévitable il s’est approché, lui a mis les bras autour du corps, l’a fait tomber et l’a roué de coups de pied. Il a été expulsé de l’équipe nationale et interdit à jamais de remonter sur un ring. Sans la boxe, la vie n’a plus de sens pour lui. “Je ne fais que ça, prendre des cuites”, dit-il.
Pour aller à la décharge, il faut traverser le quartier du Cacón, à la périphérie de Santiago. Les quelques maisons qui s’y dressent sont pleines de détritus. Devant chacune d’elle, et tout le long de la route, des gens trient les déchets et les répartissent en petits tas bien nets. Ceux qui reviennent chargés du dépotoir croisent ceux qui s’y rendent. Pour eux, la décharge n’est pas l’endroit où on déverse les ordures mais une mine d’or.
Tout ce qui est en trop à Santiago finit dans cette décharge.
“Nous venons ici tous les jours chercher des matières premières : du carton, des bidons en plastique, du tissu, des bouteilles en verre et tout le reste, m’explique Lungo, l’un des chiffonniers que j’y rencontre. Nous arrivons à 7 heures du matin et repartons à 7 heures du soir. En général, nous ramassons des cartons jusqu’à en avoir une tonne, qui vaut 500 pesos cubains en ville.”
La décharge est gigantesque. Tout ce qui est en trop à Santiago finit ici. Un étroit sentier traverse le lieu. Sur les côtés s’élèvent des collines d’ordures plus ou moins hautes sans aucun espace entre elles. Des hommes et des femmes y creusent avec des piques, avec des gants ou à mains nues. L’odeur est répugnante, on dirait qu’un crochet vous pénètre par les narines et vient vous retourner l’estomac. Les mouches se posent sur votre visage, on a envie de vomir. L’air est envahi par une fumée épaisse.
L’odeur qui prédomine est celle du plastique en train de brûler et des petites détonations se font entendre. Ce sont les bouteilles qui explosent avec le feu. Les ordures sont incinérées tous les deux jours. Les cendres se mélangent avec la terre, formant un tapis poussiéreux. Des chiens viennent se nourrir de charognes. Ceux qui ont un maître ont pour mission de veiller sur le tas de déchets ramassés par celuici pendant qu’il continue à travailler. Il y a aussi des maisons. Dans l’une d’elles vit Rolando, que tout le monde connaît sons le nom d’El Chispa [l’Étincelle]. “Ce que je fais le plus, c’est couper les bouteilles et les transformer en verres que je vends aux cafétérias de la ville”, explique-t-il.
Abats. Beaucoup de gens boivent donc leurs boissons dans des verres qui sortent de la décharge municipale. El Chispa vit ici depuis sept ans, dans des maisons qu’il fabrique avec du carton, du tissu et des plaques d’aluminium ou de zinc. “Heureusement qu’il ne pleut pas beaucoup parce que la pluie mouille le carton et fiche tout par terre. J’ai dû me faire plus de vingt maisons depuis que je vis ici.” Il s’interrompt pour boire une gorgée de rhum. “Les gens viennent tous les jours parce que le camion des abattoirs vient apporter les abats, poursuit-il. On récupère une tête de boeuf, de porc ou ce qu’il y a, on le lave à l’eau bouillante dans des casseroles et ça ressort nickel, il n’y a rien de pourri.”
Guillermo vient à la décharge depuis douze ans. Il arrive à 7 heures du matin et ne repart que vers 8 heures du soir. Il ne prend qu’une seule pause, à l’heure du déjeuner, dans une cafétéria proche. “Je suis vacciné contre la leptospirose alors je n’ai pas peur de tout ça, dit-il. Avant je travaillais chez Comunales, mais si je ne m’étais pas lancé là-dedans, mes enfants seraient morts de faim. Je gagne 100 pesos par jour parce que je ramasse des déchets comme un forcené et que je les vends ensuite comme matière première.”
À Santiago de Cuba, les transports publics reposent sur les motos. À chaque coin de rue, à chaque arrêt de bus, sur les boulevards, à toute heure, il y a des hordes de motards stationnés ou qui font des rondes pour proposer leurs services. Ils n’arrêtent jamais le moteur et sont toujours ready. Ils portent un casque d’équitation sur la tête et un autre accroché au bras ou au guidon pour leur client. Certains ont aussi un foulard au cou qu’ils remontent sur la bouche lorsqu’ils démarrent, à la façon des cow-boys, pour ne pas avaler la poussière et l’air pollué de la ville. Je prends une moto-taxi devant le théâtre Heredia. Pendant le trajet, son conducteur me confie qu’il gagne 200 pesos cubains par jour. Il fait le taxi environ trois heures par jour à partir de 16 h 30, après sa journée de travail dans une entreprise d’État. “Je n’ai pas de licence mais je n’ai pas le choix, j’ai une famille à nourrir et avec mon salaire mensuel, je n’ai pas assez pour acheter les produits d’hygiène, m’expliquet- il. Si j’avais une licence, je devrais verser trop d’argent à l’État, ça n’aurait pas de sens.”
Guillermo trime à la décharge de 7 heures du matin jusqu’à 8 heures du soir.
C’est la nuit et le matin que l’on gagne le plus d’argent, environ 600 pesos nets. Mais ce sont des créneaux compliqués. Il y a quelques nuits, mon chauffeur était garé juste devant la fabrique de chaussures en plastique quand quelqu’un lui a tapé dans le dos. C’était une femme jeune, plutôt jolie, bien habillée et avec les cheveux teints en rouge bordeaux. “Elle était essoufflée comme si elle avait couru, raconte-t-il. Elle m’a dit que son mari la poursuivait avec une machette et m’a supplié de la sortir de là.”
Une fois au centre-ville, elle lui a demandé de s’arrêter et au lieu de lui donner les 10 pesos que coûtait le trajet, elle lui a lancé : “Tu peux me toucher le sexe ou les seins, comme tu voudras, parce que je n’ai pas d’argent pour te payer.” Puis elle a tourné les talons et elle est partie. Un autre motard lui a dit quelques jours plus tard qu’une rousse lui avait fait le même coup.
“La ville de la Révolution”
... “Santiago de Cuba est la ville de Fidel”, titrait le journal du régime Granma le 5 décembre, au lendemain du dépôt des cendres du Comandante dans le cimetière de la ville, aux côtés du père de l’Indépendance, José Martí (1853-1895). Fidel Castro n’était pas originaire de Santiago (il était né à Holguín, dans une autre province du sud-est de l’île), mais ses premiers faits d’armes, en 1953, ont consacré la capitale du Sud-Est comme “ville de la Révolution” lorsque celle-ci a triomphé, en 1959. Le 26 juillet 1953, le jeune Castro tentait de prendre possession, de la caserne de La Moncada avec une poignée d’hommes. L’opération fut un échec, mais elle lança la révolution, conduisant notamment à la formation du Mouvement du 26 juillet, regroupant les partisans de Fidel Castro. Le 1er janvier 1959, ses troupes entrent triomphalement à Santiago de Cuba, qui est alors déclarée capitale provisoire de l’île.
SOURCE
EL ESTORNUDO La Havane www.revistaelestornudo.com/
El Estornudo (l’éternuement), sous-titré “Allergies chroniques”, est une revue en ligne indépendante de journalisme narratif, “faite à Cuba, hors de Cuba et, au passage, sur Cuba”, explique son fondateur Abraham Jiménez Enoa, jeune journaliste issu de l’université de La Havane. El Estornudo raconte la vie quotidienne à Cuba, ordinaire ou misérable, et joyeuse autant que difficile.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir