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Donald Trump nomme son gendre Jared Kushner à la Maison-Blanche

La CroixDorian Malovic, avec AFP
Jared Kushner.
Carolyn Kaster/AP
Le prochain président américain Donald Trump vient de nommer son gendre, Jared Kushner, au poste de « haut conseiller » à ses côtés. Âgé de 36 ans, cet homme d’affaires est le benjamin de l’équipe Trump à la Maison-Blanche, mais son influence n’a cessé de croître pendant la campagne électorale de son beau-père.
À neuf jours de son investiture Donald Trump étoffe son équipe. Alors qu’ont débuté hier les auditions de confirmation des futurs « ministres » de son gouvernement, le président élu, Donald Trump, a nommé son gendre, Jared Kushner, 36 ans, haut conseiller à la Maison-Blanche, officialisant le rôle clé joué par le riche mari de sa fille Ivanka.
Un communiqué a confirmé lundi soir cette nomination, annoncée quelques heures plus tôt par les médias américains. Ces derniers spéculaient depuis des semaines sur le rôle que le jeune homme d’affaires aurait, tant son influence n’a cessé de croître ces derniers mois. Jared Kushner « a été un atout formidable et un conseiller de confiance pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier de l’avoir dans un rôle clé de mon administration », a déclaré Donald Trump, qui participera aujourd’hui à sa première conférence de presse depuis son élection.
Jared Kushner, qui n’avait aucune expérience politique avant de devenir le cerveau de la campagne de son beau-père, est le benjamin de la liste des personnes nommées par Donald Trump pour l’aider à diriger les États-Unis. Lui qui a toujours travaillé dans l’ombre devra œuvrer « en étroite collaboration » avec le très controversé Steve Bannon, conseiller en stratégie et figure proche des nationalistes, et de Reince Priebus, secrétaire général de la Maison-Blanche. Mais, selon certains commentateurs américains, ce télégénique entrepreneur pourrait même être au-dessus de Bannon et Priebus : tout président a « une ou deux personnes auxquelles il fait intuitivement et structurellement confiance. Jared pourrait bien être cette personne », confiait ainsi récemment au magazine Forbes l’ex-secrétaire d’État Henry Kissinger, qui connaît bien Trump.
La nomination de Jared Kushner, riche président de l’entreprise immobilière Kushner Companies, risque d’alimenter les critiques sur les très fortunés conseillers qui entourent le prochain président. Elle pourrait aussi renforcer les soupçons de conflits d’intérêts et de népotisme. Les avocats de Kushner estiment cependant que les lois fédérales anti-népotisme, qui interdisent aux responsables des agences fédérales d’engager des membres de leur famille, ne valent pas dans son cas, la Maison-Blanche n’étant pas une agence, révèle le New York Times. En 1993, Bill Clinton avait nommé sa femme Hillary pour mener la campagne en faveur des réformes de santé. Plus loin dans le passé, le président J. F. Kennedy avait choisi en 1960 son frère Robert pour devenir procureur général.
Quant aux conflits d’intérêts du jeune homme, une avocate recrutée par Kushner avait indiqué lundi dans un communiqué qu’il « quitterait ses fonctions » à Kushner Companies, procéderait à des « désinvestissements substantiels » et resterait à l’écart des questions ayant « un effet direct et prévisible » sur ses intérêts financiers.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir