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Des services débordés Les régions les plus touchées

Le ParisienCamille Smadja-Vigier,E.M.
Le verdict tombe. Selon Dominique Pateron, chef du service des urgences de Saint-Antoine (AP-HP), à Paris, « il y aura une surmortalité de grippe par rapport aux années précédentes ». En trente ans de carrière, ce spécialiste a rarement vu une épidémie d’une telle intensité. Vendredi dernier, l’AP-HP a donc déclenché le niveau 3 du plan Hôpital en tension. Il faut s’organiser vite, trouver des lits supplémentaires, ouvrir les hôpitaux de semaine le week-end. Partout en France, les hôpitaux témoignent d’une situation d’urgence.
Au CHU de Montpellier (Hérault), le docteur Richard Drumont parle d’un « nombre anormal de cas graves (dont trois cas en soins intensifs) recensés la semaine dernière ». Ainsi, deux unités de sept lits, habituellement fermées le week-end, ont dû rester ouvertes.
Idem dans le Nord. Ce genre de mesure conduit à « un épuisement du personnel des urgences, d’autant que certains ont aussi attrapé le virus », explique, inquiet, Patrick Goldstein, docteur au CHRU de Lille. Conséquence : l’absentéisme augmente et les urgences sont plus que saturées. « L’hôpital de Valenciennes a dû refuser de nous décharger car il était complet. C’est du jamais-vu ! ».
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir