Sports nationaux

Six met ses souvenirs aux enchères

L’ancien international tricolore a décidé de mettre en vente une partie des maillots récoltés pendant et même après sa carrière au long cours

Le ParisienChristophe Bérard
Didier Six, l’ancien attaquant international aux 52 sélections (entre 1976 et 1984), possédait une âme de pionnier. Quand les footballeurs français répugnaient à s’exiler à l’étranger, il a été le premier Tricolore à évoluer dans le championnat anglais. C’était à Aston Villa, en octobre 1984. Plus de trente ans plus tard, il endosse, à nouveau, l’habit du précurseur.
Il est, en effet, le premier joueur d’envergure à vendre sa collection de maillots. A l’hôtel Drouot le 28 janvier*, 200 pièces seront dispersées lors d’une vente aux enchères. On y trouve notamment les tuniques portées par l’habile ailier gauche lors des matchs de Coupe du monde 1982 face à l’Angleterre et au Koweït. Mais aussi celle de la finale de l’Euro 1984 contre l’Espagne, même si Six était resté sur le banc ce soir-là.
Ces trois pièces sont estimées entre 2 000 et 3 000 €. Après sa carrière, il a aussi récupéré des maillots portés par Didier Deschamps à l’Euro 1996 et Emmanuel Petit lors du quart de finale contre l’Italie en 1998.
Le maillot d’ArdilEs récupéré en 1977
« En fait, je me débarrasse d’environ 200 pièces mais j’en possède encore plus de 400, sourit-il. Je ne les cède pas pour un problème d’argent, mais de stockage. J’accumule les cartons et, voici quelques années, certains ont pris l’eau dans une cave et auraient pu être endommagés. Le plus simple, c’était de m’alléger d’une partie de cette collection en la mettant aux enchères. »
Sa collection est également particulière par son ampleur. « Il y a quinze ans, Just Fontaine et Raymond Kopa ont vendu quelques souvenirs en Angleterre, note Jean-Marc Leynet, l’expert de la vente. Mais il y avait seulement leurs maillots. Didier Six, lui, a récolté énormément de maillots de ses adversaires. C’est assez inédit. » Il a ainsi récupéré celui de l’Argentin Oswaldo Ardiles après un Argentine - France en 1977 ou celui du mythique match France - Pays-Bas (2-0) de 1981 avec le coup franc de Platini, suivi d’un but de… Six. Ce succès propulsait les Bleus au Mondial espagnol.
« J’avais monté une société d’événements et j’en profitais pour exposer une partie de mes maillots, rappelle-t-il. Et des amis m’en ont aussi donné à ces occasions. » Six n’a pas oublié le plus grand collectionneur français, Louis Nicollin, le patron de Montpellier. « Je lui ai offert la tunique du Brésilien Zico et aussi le ballon du terrible France - Allemagne de 1982 à Séville. Là, j’espère juste que ces bouts de tissu feront plaisir à d’autres que moi. »
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir