Sports nationaux

Monaco revient de loin

En s’imposant aux tirs au but après avoir été longtemps menés au score, les Monégasques filent en demie et restent engagés dans quatre compétitions.

Le ParisienDavid Opoczynski
C’était un sacré piège et Monaco a bien failli se faire prendre. Sur la pelouse du stade Bonal, efficacement déneigée des 10 cm de poudreuse tombée durant la nuit, le club de la principauté a en effet longtemps été mené par une séduisante formation sochalienne. Revenu en toute fin de rencontre, Monaco est finalement sorti vainqueur de la séance des tirs au but en profitant du terrible loupé de Moussa Sao, l’attaquant sochalien, dont le tir s’est perdu dans les tribunes.
Après avoir sorti Dijon puis Marseille, lors de cet exercice, les Lionceaux s’étaient pourtant sentis pousser des ailes face à l’ogre monégasque. Peut-être inspirés par la présence dans les tribunes de leurs anciens attaquants vedettes Mickaël Pagis et Pierre-Alain Frau, les hommes d’Albert Cartier effectuaient d’entrée un pressing tout-terrain. Ils étaient très vite récompensés de leurs bonnes intentions. Andriatsima, le buteur malgache, réalisait un enchaînement parfait du pied gauche pour glisser le ballon sous le ventre de Subasic (1-0, 16 e).
but refusé à falcao
Déjà décisif lors des tours précédents, Christopher Dilo, 23 ans, le gardien remplaçant du club de L 2, s’illustrait face à la meilleure attaque d’Europe. Du bout des doigts il détournait le coup de tête décroisé de Carrillo (18 e). Germain, l’attaquant monégasque, n’était pas loin de parvenir à le tromper. Mais sa frappe frôlait son poteau gauche (43 e).
La blessure grave à un genou de l’attaquant suisse Karanovic, juste avant la pause, constituait le premier coup dur pour Sochaux. Les Rouge et Blanc accentuaient logiquement leurs offensives et Dilo finissait par céder sur une reprise surpuissante de Moutinho, pleine lucarne (1-1, 83 e). La victoire par KO n’est pas loin pour Monaco. Mais le but de Falcao était justement refusé pour un hors-jeu de position de Carrillo (87 e).
En l’absence de prolongation dans cette épreuve, la séance de tirs au but n’en n’était pas moins passionnante. « Au final, nous obtenons une qualification difficile, mais logique à mon avis car nous nous sommes procuré beaucoup de situations dangereuses », résume Leonardo Jardim. De son côté, Albert Cartier peut avoir des regrets. « Nous avons essayé de leur opposer l’intelligence et la passion comme arguments, mais cela n’a pas suffi, même si nous avons réussi à les perturber », conclut le technicien sochalien.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir