Spectacles-TV

« En Syrie, la guerre a effacé toutes les couleurs »

Le Parisienmercredi 11 janvier 2017
Nicole Ferroni, 34 ans. Le 14 décembre dernier, Nicole Ferroni peine à finir sa chronique sur la fin du siège d’Alep. Avec des sanglots dans la voix, elle conclut en citant son père : « Le cannibalisme avant s’était répandu et maintenant les gens disent :  les hommes se mangeaient et on appelait ça du cannibalisme. Eh bien un jour, peut-être qui sait, la guerre sera si loin derrière l’humanité qu’on pourra dire : Les hommes se tuaient et ils appelaient ça la guerre. » Nicole Ferroni revient aujourd’hui sur cette chronique. « Je n’ai pas fait exprès… Mon émotion est venue du fait que je parlais d’Hadi Alabdallah. Grâce aux tweets de ce jeune journaliste syrien, je suivais l’évolution du siège d’Alep. La chronique a été largement reprise et, globalement, les retours ont été extrêmement bienveillants », se souvient-elle. Parmi les humoristes de France Inter, la jeune femme a une place à part. Elle se sert régulièrement de son expérience de professeur de SVT pour prendre les élus à partie sur les conséquences de la réforme du collège. «  France Inter me laisse carte blanche. Alors j’en profite. Car qui d’autre peut prendre à partie pendant trois minutes un politique sur un sujet de société ? J’en profite ! Surtout qu’avec les politiques, les actes sont plus intéressants que les paroles », ajoute celle qui se dit déjà « saoulée » par la campagne présidentielle.
LireLactu
Parcourir
Rechercher

Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir