Societe

La fessée entre les mains des Sages

Le ParisienChristine Mateus
« Désolant. » C’est la conclusion d’un tweet de Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, réagissant à la saisine du Conseil constitutionnel par 60 sénateurs du parti les Républicains (LR). Leur objectif ? Faire invalider le texte, fraîchement voté par le Parlement, interdisant les « violences éducatives ordinaires » à l’encontre des enfants, c’est-à-dire la gifle, la fessée ou encore les humiliations psychologiques.
Décision en janvier
En effet, ces élus estiment que l’article qui exclut les châtiments corporels du Code civil, dans le cadre de l’exercice de l’autorité parentale, n’a pas de rapport avec l’objet de la loi Egalité et citoyenneté dont il fait partie. Par trois fois, dont la dernière en mars 2015, le Conseil de l’Europe avait rappelé la France à l’ordre à ce sujet, considérant qu’elle violait l’article 17 de la Charte européenne des droits sociaux, qui précise que les Etats doivent « protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation ». La décision des Sages doit être rendue au cours de la seconde quinzaine de janvier.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir