Spectacles-TV

« Jamais contente », mais nous, si !

Le ParisienPierre Vavasseur
En 1980, la France eut la certitude qu’une étoile était née. Elle se nommait Sophie Marceau, elle avait 13 ans et cette inconnue jouait dans « la Boum ». Trente-sept ans plus tard on est tenté d’écrire la même chose à propos de Léna Magnien, même âge que sa célèbre aînée à l’époque.
Cette brunette au museau de belette, rétive à la vie familiale autant que scolaire mais à l’imaginaire déroutant — « si j’ai été abusée dans ma jeunesse, il faut me dire dans quelles conditions » lâche-t-elle au repas de midi — fait tourner tout le monde en bourrique y compris sa meilleure copine qui finit par lui claquer la porte au nez.
plein de vérités pour les ados et d’enseignements pour les parents
Seule la grand-mère, incarnée par Catherine Hiegel, pose un regard distancié sur ces violons désaccordés. Deux événements surgissent : un trio de garçons propose à Aurore d’être chanteuse dans leur groupe de rock ; et un professeur de français (Alex Lutz, plus vrai que nature dans ce rôle) réinjecte en elle la confiance que l’adolescente avait perdue. Adapté du « Journal d’Aurore », récit pour la jeunesse signé de la romancière Marie Desplechin, voilà un bonheur de film, plein de vérités pour les ados et plein d’enseignements pour les parents. C’est parfois cruel, lorsque Aurore annonce à sa mère (épatantissime Patricia Mazuy) qu’elle lui fait honte. En père au bord de la crise de nerfs, Philippe Duquesne est sacrément juste lui aussi. Quant à Léna Magnien, prière de se reporter au début de cet article.
LireLactu
Parcourir
Rechercher

Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir