France

Jadot défend un programme écologique sans contrefaçon

Les EchosJoël Cossardeaux
Le candidat écologiste a présenté mercredi son programme. Il estime se démarquer de ses rivaux à gauche.
Il était temps ! Investi depuis plus de deux mois candidat d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) à l'élection présidentielle, Yannick Jadot a lancé mercredi sa campagne. Ce qui lui a octroyé in extremis un peu d'espace médiatique avant que la primaire socialiste occupe la scène jeudi avec le premier débat télévisé entre ses sept candidats.
Ce type de compétition est derrière EELV, et c'est entouré des ténors du parti, notamment ses trois ex-adversaires, dont Cécile Duflot, ancienne ministre du Logement, que le député européen a égrené une grande partie des 76 mesures de son programme, intitulé « Une France vive ». Une manifestation d'unité qui contraste avec le climat de ces derniers jours, dégradé par certains propos favorables à un rapprochement avec le socialiste Benoît Hamon. Les idées de l'ex-ministre de l'Education passent plutôt bien dans les rangs d'EELV, y compris chez Yannick Jadot, qui a récemment vu en lui le plus « écolo-compatible » des candidats socialistes à l'Elysée. Le champion d'EELV n'en tient pas moins à voir les Français « préférer l'original à la copie ». Soucieux de faire entendre sa différence, il a défendu mercredi une « sortie progressive et définitive du nucléaire d'ici à 2035 » avec des fermetures de réacteurs dès cette année et annoncé le « 100 % énergie renouvelable » pour 2050. Lui élu, la sortie du diesel se fera sous cinq ans. « Les grands projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, le Lyon-Turin ou le grand contournement ouest de Strasbourg seront abandonnés » et la taxe poids lourds sera rétablie.
Légalisation du cannabis
Yannick Jadot s'avance aussi sur le terrain des institutions, promettant la création d'un poste de vice-Premier ministre, l'inscription de la notion de « République écologique » dans la Constitution et la limitation à 400 du nombre de députés. L'ex-cadre de Greenpeace veut également faire passer à 16 ans l'âge du droit de vote et l'accorder aux étrangers aux élections locales. Avec lui, la légalisation du cannabis, assortie de la création d'un monopole d'Etat, deviendra une réalité.
Sur les terrains économique et social, le député européen se démarque moins. Il propose un « Small Business Act », qui réserverait la moitié des marchés publics à des PME et PMI localisées en France. Et se fait fort d'engager l'Europe dans un plan d'investissement de 600 milliards d'euros par an en faveur de la transition énergétique.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir