Idées & Débats

« Petits boulots » et grandes entreprises

Les EchosB. G.
Que l'on parle de travailleurs « ubérisés », de « nouvelles formes d'emploi » ou de « gig economy » (économie des petits boulots), le recours à des travailleurs non salariés n'aura jamais fait couler autant d'encre. A la suite du rapport du National Bureau of Economic Research américain (« Les Echos » du 5 janvier 2016), le cabinet EY vient à son tour de
    publier sa propre étude
, reposant sur deux sondages menés après de plus de 200 entreprises et 1.000 travailleurs indépendants aux Etats-Unis. Elle montre que le phénomène est plus ancien, et surtout bien plus large, que les start-up emblématiques comme Uber ou Deliveroo : selon EY, le recours aux travailleurs sous contrat de courte durée dans les grandes entreprises a augmenté de 49 % au cours des cinq dernières années. La motivation est à la fois managériale (56 % des employeurs disent s'en servir pour acquérir une expertise que leurs salariés n'ont pas) et économique (55 % affirment que l'un des principaux bénéfices de la « gig economy » est la maîtrise des coûts du travail). Quant aux travailleurs, ils y voient aussi des avantages, notamment la flexibilité (pour 90 % d'entre eux), le contrôle de leur activité (49 %) et la possibilité de travailler de leur domicile (33 %). Mais ils se disent aussi inquiets par l'absence de revenu en cas de vacances ou de maladie (63 %), la peur de perdre leur activité (48 %) et l'absence de couverture santé.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir