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Les troubles visuels des astronautes enfin expliqués

Sciences et AvenirS. R.
Les examens par IRM subis par l'astronaute Chris Ferguson (en haut) ont révélé une déformation de l'oeil entraînant une hypermétropie (en bas).
NASA
L'absence de gravité augmente le volume du liquide cérébro-spinal, qui aplatit les globes oculaires.
MÉDECINE SPATIALE C'est un problème qui pourrait compromettre un voyage vers Mars : après six mois dans l'espace, deux astronautes sur trois souffrent d'une déficience visuelle, parfois irréversible. À défaut de trouver une solution préventive, des chercheurs de l'université de Miami (États-Unis) viennent d'expliquer pour la première fois ce phénomène. L'absence de gravité est bien en cause. Mais contrairement à ce que l'on supposait jusque-là, ce n'est pas une redistribution des fluides vers le haut du corps et l'augmentation de la pression intracrânienne qui engendreraient ces symptômes. Les astronautes qui se plaignent d'une vision floue présentent en fait un aplatissement de l'arrière des globes oculaires et une inflammation du nerf optique. Les IRM de sept astronautes concernés ont révélé que le volume de liquide cérébro-spinal, qui protège le cerveau et la moelle épinière, avait augmenté significativement dans les orbites osseuses durant le séjour dans l'espace. D'où l'aplatissement du globe oculaire qui rend les astronautes hypermétropes.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir