COURRIER

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Sciences et Avenirjeudi 22 décembre 2016
Courriels à : redaction@sciencesetavenir.fr
Le mystère
de l'énergie sombre Dans Sciences et Avenir no 838, décembre 2016, vous évoquez p. 52 une étude qui remet en question l'existence de l'énergie sombre. Je trouve que les scientifiques actuels sont trop influencés par la science-fiction. Pourquoi remplacer une incompréhension physique par une incompréhension plus tordue ?
Gérard Mahieux (courriel)
S. et A. L'estimation des distances dans l'Univers dépend du modèle cosmologique que l'on adopte. En effet, nous nous plaçons en général au sein de la « représentation » cosmologique la plus acceptée aujourd'hui. Notre travail est de rendre compte de la science en train de se faire. Or aujourd'hui, la notion
d'énergie sombre, cette entité qui fait enfler l'Univers de plus en plus vite, est acceptée par une majorité de cosmologistes. Si son existence, lorsqu'elle a été supposée, ne reposait que sur une anomalie dans l'estimation de la distance des supernovæ, elle semble aujourd'hui indispensable à la cohérence du modèle. Mais les cosmologistes n'ont pas dit leur dernier mot : quel est le statut de la gravité et comment s'insère-t-elle au sein des autres interactions de l'Univers ? Que devient-elle à l'échelle quantique ? Les réponses à ces questions permettront peutêtre de dégager des variantes aux modèles d'aujourd'hui.
Martinet à grande vitesse
Dans Sciences et Avenir no 838, décembre 2016, p.22, vous citez un chercheur de l'université de Lund (Suède) qui explique que le martinet peut « voler pendant dix mois sans se poser ». Il poursuit : « La distance cumulée des vols équivaut à sept voyages aller-retour jusqu'à la Lune. » J'en déduis donc que le martinet est un sacré athlète qui va deux fois plus vite que le TVG car, d'après mes calculs, il vole en moyenne à 739 km/h pendant 10 mois sans s'arrêter ! Mais comment fait-il ?Louis Prime (courriel)
S. et A. Il manque en effet une précision de taille dans notre article : la distance indiquée est celle que l'oiseau parcourra au cours de sa vie, qui peut durer jusqu'à vingt ans. Ce qui nous ramène, en reprenant votre calcul, à une vitesse moyenne de 37 km/h. Sachant que l'animal est capable de pointes à plus de 100 km/h, cette valeur nous permet de retomber sur nos pattes.
Précision
Une erreur s'est glissée dans la carte del'Antarctique illustrant l'article « Les aventuriers de l'océan Austral » paru dans Sciences et Avenir n° 838, décembre 2016. L'océan Pacifique est mentionné deux fois : en haut de la carte, c'est bien l'océan Atlantique qui baigne les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique.
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Sources
Challenges
Courrier international
EL PAÍS
L'Humanité
La Croix
La Vanguardia
Le Figaro
Le Monde
Le Parisien
Les Echos
Libération
NY Daily News
Sciences et Avenir